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PARLER À L'ŒIL

VERA MOLNÁR

FEBRUARY 28 - AUGUST 26

CENTRE POMPIDOU





Paris, un lundi

en fin d'après-midi

j'hésite entre Rothko

à la fondation LV

ou Vera Molnár


Je ne sais plus

où j'ai entendu parler de Vera Molnár

sans doute, dans la lettre d'info

de AWARE - Archives of Women Artists

Research and Exhibition


Difficile de trouver

Vera Molnár


Ni le site du Centre Pompidou

ni la signalétique

me donne beaucoup d'indices


Étage des expositions permanentes

à droite, en bas des escaliers

dans les derniers cubes dit

"du chantage à la donation" (1)













L'endroit où l'on

croise des touristes acharnés

déterminées à aller

jusqu'au bout

du dernier mètre carré

d'exposition


Dans le cube

l'art pionnier et algorithmique

de Vera Molnár


Des effets répétitifs

(sismo)graphiques

optiques, mouvants

vivants


À la jonction

entre monde géométrique

et organique


Parce que Vera Molnár

introduit dans ses travaux

quelque chose d'instable

et d'imprévisible

ce qu'elle qualifie de

1% de désordre


Pas d'exagération

chez Vera Molnár


1% c'est suffisant

pour percevoir à l'œil nu

des changements conséquents

des altérations

que Vera Molnár

a étudiées et consignées

dans 22 cahiers

bizarrement nommés

"journaux intimes"


Des cahiers d'écolier

impeccables

là aussi pas de digression

une écriture régulière et précise

beaucoup de chiffres

des croquis colorés

et de temps en temps des

injonctions au feutre rouge


PAS MAL! À compléter!

RATÉ! À refaire!

(à vérifier sur listing!)

À POMPIDOU

HAFÉLEKÈPEN

À FAIRE ULTÉRIEUREMENT:

À COMMANDER AU CIRCE

"TABLOTTINS"


45 ans de création

dont elle a fait don

au centre Pompidou

pour qu'ils soient numérisés

et rendus publiques


Un don pour un gros cube

dans un musée

où son oeuvre exponentielle

se trouve confinée

sans imagination


dans des vitrines pour ses cahiers

et des espaces bien trop étroits

pour une œuvre si vaste


que Vera Molnár décrivait

avec humour à la croisée

de trois "cons":

le concret, le conceptuel et le computer


L'œuvre majeure d'une femme

qui aurait fêté 100 ans cette année

décédée en décembre dernier

à l'âge de 99 ans

fidèle à son 1%




Roshan Di Puppo



(1) Comme l'explique Stéphane Corréard

Vera Molnár a donné plus de 80%

des œuvres exposées


Le travail d'une (longue) vie

acquis par une institution

qui se vante de posséder

la plus grande collection

de Vera Molnár


mais qui n'en a payé

qu'une infime partie





Paris, a Monday

late afternoon

I hesitate between Rothko

at the Fondation LV

or Vera Molnár


I can't remember

where I heard about Vera Molnár

probably in the newsletter

AWARE - Archives of Women Artists

Research and Exhibition


Difficult to find

Vera Molnár


Nor the Centre Pompidou website

nor the display inside the building

give me a lot of clues


On the floor of permanent exhibition

on the right, at the bottom of the stairs

in the last cubes informally called

"blackmail to donation" (1)













The place where you come across

tourists determined to go

till the end

of the last square metre

of exhibition space


In the cube

pioneering algorithmic art

by Vera Molnár


Repetitive effects

(sismo)graphic

optical, moving

alive


At the junction

between the geometric

and organic worlds


Because Vera Molnár

introduces into her work

something unstable

and unpredictable

what she describes as

1% disorder


No exaggeration

for Vera Molnár


1% is enough

to detect with the naked eye

significant changes

alterations

that Vera Molnár

studied and recorded

in 22 notebooks bizarrely

entitled "journal intime"


School notebooks

impeccable

no digressions here either

regular, precise handwriting

lots of numbers

colourful sketches

and from time to time

injunctions in red felt-tip pen


NOT BAD! To be completed!

WRONG! To be redone!

(check listing!)

AT POMPIDOU

HAFÉLEKÈPEN

TO BE DONE LATER:

ORDER FROM CIRCE

"TABLOTTINS"


45 years of creation

which she donated

to the Centre Pompidou

so that they could be digitised

and made public


A donation for a large cube

in a museum

where her exponential work

is confined

with little imagination


Her notebooks in showcases

and spaces far too narrow

for such a vast body of work


that Vera Molnár described

with humour

at the crossroads of three 'cons':

("con"also means vulva in French)

the concrete, the conceptual and the computer


The major work of a woman

who would have turned 100 this year

who died last December

aged 99

faithful to her 1%



Roshan Di Puppo



(1) As Stéphane Corréard explains

Vera Molnár donated more than 80%

of the works on display


The work of a (long) life

acquired by an institution

that proudly claims to possess

the largest largest collection

of Vera Molnár's


but which has paid

only a tiny part of it














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